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Georges de Peyrebrune : Une Périgourdine

S’il est une province qui est chère au cœur de Georges de Peyrebrune c’est le Périgord.

Elle le porte dans son patronyme de Peyre – Brune. Très tôt elle viendra vivre avec sa mère rue Limogeanne, au centre de Périgueux. Son mariage avec un Chanceladais (Paul Numa Eimery) confirme son encrage périgourdin. Elle va en effet habiter une maison située aux Meulières, à Chancelade, maison où elle reviendra régulièrement lorsqu’elle habitera Paris.

Quand elle compose ses romans et ses nouvelles elle situe fréquemment les intrigues dans la province qu’elle connait le mieux et dont elle aime évoquer la nature, le charme des paysages changeant au fil des saisons, les lieux dont elle conserve les noms exacts et aussi les types humains qui composent un tableau coloré et précis de la société périgourdine.

Avec Victoire la Rouge, on voit apparaître le monde rural, dans toute sa rudesse et sa brutalité. Les différentes figures de la bourgeoisie de province sont mises en scène dans Marco et Peyrebrune excelle à en faire des portraits avec un art consommé de la caricature et de la dérision.

L’univers périgourdin de Georges de Peyrebrune c’est aussi la transcription au plan régional des événements politiques nationaux, comme les élections à la fin du second Empire à l’occasion desquelles s’expriment les points de vue de l’opposition républicaine et des partisans de l’Empereur.

Avec Les Ensevelis, elle compose un roman qui certes repose sur une actualité historique locale qui l’a bouleversée, mais au-delà du drame des carrières, c’est pour elle l’occasion de transcrire les changements qui se dessinent au fil des décennies en Périgord.

Georges de Peyrebrune sait concilier un attachement profond pour le Périgord et un regard incisif envers certains de ses représentants.

Un autre fil la rattache à cette région, c’est son amour pour la langue locale dont elle prend plaisir à intégrer certains termes et expressions à sa propre prose.

 

Elle a maintenu un réseau de relations amicales avec d’éminentes personnalités périgourdines dont il lui arrive de solliciter l’appui, et des connivences avec certaines figures des arts ou de la presse qui lui permirent de défendre ses idées, de débattre, et de publier dans les journaux périgourdins.

Sa carrière s’est déroulée à Paris mais ainsi elle ne fut jamais véritablement absente du Périgord.

Jean Paul Socard